L’argument de la Bugatti | Peter Singer et l’altruisme efficace

 

 

Aujourd’hui on discute voiture de sport et philosophie morale avec Peter Singer.

Quelques liens :

L’article de Singer qui présente l’argument de la Bugatti.

L’argument de l’enfant qui se noie en version animée.

La conférence en entier sur notre chaîne Axiome.

Il n’y a pas de sous-titres mais la conférence devrait bientôt paraître aussi sur la chaîne d’Altruisme Efficace France avec des sous-titres en français.

La discussion sur la conférence avec Lê dans l’épisode 13 d’Axiome.

Le livre de Peter Singer sur l’altruisme efficace.

Le site d’Altruisme Efficace France.

Les « charity evaluators » : GivewellThe Life You Can Save, Animal Charity Evaluators

Voilà !

FAQ des animaux : supplément à l’épisode sur l’éthique animale.

 

 

Réponse en vidéo à quelques objections beaucoup soulevées contre la vidéo précédente.

1:04 – La visée générale de l’argument

2:22 – Objection 1 : « Les thèse morales ne sont ni vraies ni fausses (ou sont totalement subjectives) ». Incertitudes méta-éthiques

4:18 – Objection 2 : « Il n’y a pas de sens à parler de probabilité pour des thèses morales ». Sur le sens des probabilités épistémiques

6:01 – Objection 3 : « L’espérance, c’est n’importe quoi ». (Et pourquoi le cas des traitements A et B est bien équivalent à un cas de probabilités épistémiques.)

7:30 – Objection 4 : « Il y a une probabilité non-nulle qu’en marchant sur des cailloux on leur cause une souffrance infinie » ou « C’est comme le pari de Pascal ».

10:50 – Objection 5 : « Et si on diluait la thèse de Singer ? » Sur des variantes de l’argument reposant plutôt sur une proportionnalité entre souffrance humaine et animale

12:21 – Objection 6 : « Et la prédation animale ? Et la souffrance des plantes ? » Sur le coût d’éviter le préjudice moral éventuel

14:19 – Reformulation de l’argument

15:46 – Outro. Petit retour sur la thèse de Singer.
« Philosophy is solved ! » par Existential Comics.

Vidéo de Politikon sur les principaux courants de l’éthique animale.

Éthique animale : la probabilité d’une catastrophe | Argument frappant #9 – Ep.1

Aujourd’hui, on va parler de morale, de probabilité, d’animaux, et d’un argument frappant de Michael Huemer.

Ce dont j’ai tiré l’argument de la vidéo se trouve à partir de la page 11 du premier dialogue de Huemer sur l’éthique animale : Jour 1 ; Jour 2 ; Jour 3 ; Jour 4

Pour la rencontre avec Peter Singer sur l’altruisme efficace le 6 septembre, l’inscription se passe ici.

Voici aussi un fameux article de Peter Singer sur un sujet proche de l’altruisme efficace, l’argument de la Bugatti.

Voici le commentaire épinglé de la vidéo, qui a fini par être aussi long que la vidéo et contient pas mal de précisions utiles :

L’objection qui revient le plus souvent consiste à associer l’argument au pari de Pascal, ou à présenter une théorie arbitraire et farfelues mais qui, si elle était vraie, impliquerait un énorme préjudice moral.

Deux remarques à ce sujet. Si vous me proposez une théorie arbitraire A de ce genre, je veux bien vous accorder que A a une probabilité non nulle, mais :

(1) Considérez la théorie anti-A qui est exactement la même que A, sauf qu’à la place d’un grand préjudice moral on imagine plutôt un énorme bénéfice moral (typiquement, si votre théorie consiste à parler de la souffrance des cailloux, imaginez la théorie qui consiste à faire valoir que marcher sur les cailloux leur procure un immense bonheur) ; a-t-on quelque raison de penser que la probabilité de A soit très supérieure à la probabilité d’anti-A ? Du coup, pourquoi ces probabilités devraient nous faire pencher vers A ? Notez bien qu’il n’en va pas de même pour les théories sur la souffrance animale : même si vous n’attribuez qu’une probabilité faible à la thèse Singer, la thèse « anti-Singer » (la souffrance infligée à un animal est moralement bonne, c’est un devoir de faire souffrir les animaux autant que possible) vous paraîtra sûrement beaucoup, beaucoup, beaucoup moins probable encore. (Si ce n’est pas le cas, très bien, mais c’est au prix de cette position assez étrange que vous pouvez rester sur votre position.)

(2) Ces théories arbitraires peuvent vous paraître beaucoup, beaucoup, beaucoup moins probables que les thèses crédibles qui sont réellement discutées en philosophie. (Encore une fois, si ce n’est pas le cas, très bien, mais c’est à ce prix que vous pouvez rester sur votre position, et ce prix me paraît élevé au sens cela revient à estimer bien davantage votre propre intelligence pour juger de ces choses que l’intelligence d’une communauté de chercheurs qui travaillent sur ces questions.)

Voilà pourquoi il me semble que l’on peut négliger ces thèses arbitraires et se concentrer sur les thèses un minimum sérieuses et crédibles. Et c’est un point important : il y a beaucoup de thèses sérieuses selon lesquelles la souffrance animale a une valeur morale importante et doit être évitée (et toutes ces thèses ne sont pas utilitaristes, donc l’argument ne repose pas spécialement sur l’utilitarisme en fait, cf. ma note vers 11:18 ), mais il n’y a dans le champ philosophique, à ma connaissance, aucune thèse sérieuse soutenant à l’inverse que la souffrance animale est réellement bonne et doit être poursuivie : le mieux qui soit rationnellement défendu, c’est que c’est totalement neutre ou négligeable. Et du coup, même une grande probabilité envers ces thèses selon laquelle la souffrance animale serait neutre ou négligeable ne peut pas contrebalancer l’importance de la probabilité, même assez mince, des thèses selon laquelle la souffrance animale a une importance morale et doit être évitée.

EDIT : petit ajout sur une autre objection qui revient souvent. Si vous êtes relativiste ou nihiliste, vous aurez peut-être envie de répondre 100% : bah oui, s’il n’y a ni bien ni mal, ou si aucun énoncé concernant le bien et le mal n’est vrai, le problème disparaît, très bien. Mais le problème est le suivant : tout ce que vous pouvez dire c’est que SI votre thèse relativiste est correcte, ALORS vous pouvez être sûr à 100% que Singer a tort. Mais à quel point êtes-vous sûr que cette thèse est correcte ? De fait, elle est très très débattue, rejeté par une large part des chercheurs qui travaillent sur ces questions, et même ceux qui l’acceptent ne l’acceptent pas avec ce degré de certitude absolue. Il paraîtrait donc extraordinairement irrationnel de lui attribuer une certitude de 100% (comme il est irrationnel d’attribuer 100% de certitude à presque n’importe quoi d’autre, en fait, mais plus encore ici en ceci que c’est une thèse vraiment très débattue et souvent rejetée sur une base rationnelle, donc, même sans connaître le détail des débats, cela devrait vous sembler au moins un peu incertain) ; et dès lors que vous attribuez une probabilité non négligeable au fait que cette votre thèse relativiste n’est pas correcte, vous pouvez enchaîner sur la suite de l’argument présenté dans la vidéo. (Au demeurant, je vais beaucoup développer ce point dans la prochaine vidéo.)

EDIT 2 : Un point important à considérer aussi est le coût d’éviter le préjudice moral dont on envisage la probabilité. Si vous supposez que, si la théorie A est vrai, alors un certain préjudice moral énorme est causé, mais qu’il est en fait extrêmement coûteux pour nous voire impossible d’éviter ce préjudice, le cas est très différent de celui des animaux : le préjudice pourrait, sans coût énorme pour nous, être drastiquement diminué. (Disons simplement qu’on réduise d’une certaine mesure notre consommation de viande : cela ne représente certainement pas un coût impossible ni très grand, mais cela constituerait une réduction très importante de l’éventuel préjudice moral causé.)

Voilà aussi pourquoi comparer cela au cas des antivax qui veulent interdire les vaccins parce qu’ils ne sont pas sûr à 100% ne tient pas. C’est oublier que le bénéfice des vaccins est énorme : ainsi le coût pour éviter le préjudice moral que pourrait éventuellement causer les vaccins implique un préjudice moral bien plus énorme, celui d’exposer une population à un tas de maladies affreuses.

EDIT 3 : Il n’est certes pas toujours pertinent de considérer l’espérance, mais dans des cas où on ne parle pas de probabilité infinitésimale ni de gain infini, c’est souvent pertinent pour se faire une idée. Dans le cas du traitement A / traitement B, par exemple, cela paraissait pertinent (je n’ai vu personne me le nier). Notez par ailleurs (car c’est une objection que j’ai vu aussi de temps en temps que je mélange les « types » de probabilité) que j’aurais pu présenter les choses sous forme de probabilité épistémique : disons que l’effet des traitements n’est pas aléatoire mais que je suis incertain de leur effet, et étant donné les infos dont je dispose j’ai 99% de raison de penser que le traitement A soignera 100 millions, et 1% de raison de penser que tout le monde en mourra ; tandis que je suis quasi-sûr à 100% (disons 99,999999999%) que le traitement B soignera tout le monde sauf 10 personne et causera quelques désagréments mineurs à d’autres. (Ce sont bien des probabilités épistémiques maintenant, et le problème reste exactement le même.) De là, si vous êtes d’accord pour considérer que B est préférable, peu importe la méthode que vous utilisez par arriver à cette conclusion (calcul de l’espérance, ou autre), utilisez la même analyse pour le cas de la probabilité d’1% que la souffrance des animaux ait une importance morale.

EDIT 4 : Il aurait été plus convaincant, peut-être, de présenter une série de variation où, au lieu de considérer la thèse de Singer « pure », je considère une version « diluée ». Considérez par exemple la thèse : « La souffrance animale (des poulets, cochons, vaches) importe moralement 1000 fois moins que la même quantité de souffrance infligée à des êtres humains » ; cette thèse semblera sans doute plus facile à accepter. En reprenant les mêmes valeurs que dans la vidéo, on arriverait à la conclusion qu’il faut rejeter cette thèse avec un degré de probabilité de l’ordre de 99,99% pour que la souffrance infligée aux animaux chaque année ne représente qu’un massacre de 5000 personnes. Etc. pour d’autres variantes.

EDIT 5 : En somme, pour présenter mon point de façon un peu différente et plus synthétique : pouvez-vous présenter une théorie morale A telle que (1) si A est correcte un colossal préjudice moral a lieu ; (2) ce préjudice moral pourrait être largement évité sans que cela représente un coût important pour nous ni que cela cause un autre préjudice moral au moins comparable ; (3) cette théorie A présente un minimum de justification et de crédibilité a priori (et un bon signe de ça est qu’elle soit effectivement discutée dans le champ philosophique aujourd’hui) ; (4) des théories « anti-A » (semblable à A à ceci près que ce serait au contraire un bénéfice moral plutôt qu’un préjudice moral qui a lieu) nous paraissent beaucoup, beaucoup moins probables que A (et un bon signe de ça est que de telle théories ne trouvent aucun défenseurs).

S’il y a une telle théorie A, alors même sans donner une crédence forte à A, nous devrions éviter le préjudice moral éventuel qu’envisage la théorie A. Et je pense que les thèses en éthique animale (pas seulement celle de Singer d’ailleurs) satisfont ces critères. Voilà !

De quoi la réalité est-elle le nom | Grain de philo #20

 

 

Quelques liens

Mon premier épisode sur le réalisme scientifique.

Discussion avec Lê dans Axiome sur le réalisme et la notion de vérité (à partir de 1:28:30)

Deux vidéos très stimulantes de Passe-Science : Réel et expérimentation et Mon interprétation.

El Jj discute en 3 minutes (3? oui, 3) de la réalité des nombres.

Lê en discute aussi un peu plus longuement dans cette vidéo sur l’intuitionnisme et le réalisme mathématique.

Voilà !

« Il vaut mieux être Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait » John Stuart Mill | Dixit 2

 

 

AVT_John-Stuart-Mill_2457.jpg« C’est un fait indiscutable que ceux qui ont une égale connaissance de deux genres de vie, qui sont également capables de les apprécier et d’en jouir, donnent résolument une préférence très marquée à celui qui met en oeuvre leurs facultés supérieures. Peu de créatures humaines accepteraient d’être changées en animaux inférieurs sur la promesse de la plus large ration de plaisir de bêtes; aucun être humain intelligent ne consentirait à être un imbécile, aucun homme instruit à être un ignorant, aucun homme ayant du coeur et une conscience à être égoïste et vil, même s’ils avaient la conviction que l’imbécile, l’ignorant ou le gredin sont, avec leurs lots respectifs, plus complètement satisfait qu’eux même avec le leur. (…) Un être pourvu de faculté supérieure demande plus pour être heureux, est probablement exposé à souffrir de façon plus aiguë, et offre certainement à la souffrance plus de points vulnérables qu’un être de type inférieur; mais en dépit de ces risques, il ne peut jamais souhaiter réellement tomber à un niveau d’existence qu’il sent inférieur. (…)

Croire qu’en manifestant une telle préférence, on sacrifie quelque chose de son bonheur, croire que l’être supérieur – dans des circonstances qui seraient équivalentes à tous égards pour l’un et pour l’autre n’est pas plus heureux que l’être inférieur, c’est confondre les deux idées très différentes de bonheur et de satisfaction. Incontestablement, l’être dont les facultés de jouissance sont d’ordre inférieur, a les plus grandes chances de les voir pleinement satisfaites; tandis qu’un être d’aspirations élevées sentira toujours que le bonheur qu’il peut viser, quel qu’il soit, le monde étant fait comme il l’est, est un bonheur imparfait.  Mais il peut apprendre à supporter ce qu’il y a d’imperfections dans ce bonheur, pour peu que celles-ci soient supportables; et elles ne le rendront pas jaloux d’un être qui, à la vérité, ignore ces imperfections, mais ne les ignore que parce qu’il ne soupçonne aucunement le bien auquel ces imperfections sont attachées. Il vaut mieux être un homme insatisfait qu’un porc satisfait; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait. Et si l’imbécile ou le porc sont d’un avis différent, c’est qu’ils ne connaissent qu’un côté de la question : le leur. L’autre partie, pour faire la comparaison, connaît les deux côtés. »

John Stuart Mill, 1871, L’Utilitarisme, traduction Georges Tanesse

 

Voici le texte (bien déprimant) de Schopenhauer évoqué au début de la vidéo :

Arthur_Schopenhauer_by_J_Schäfer,_1859b.jpg« Tout vouloir procède d’un besoin, c’est-à-dire d’une privation, c’est-à-dire d’une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un désir qui est satisfait, dix au moins sont contrariés ; de plus le désir est long et ses exigences tendent à l’infini ; la satisfaction est courte et elle est parcimonieusement mesurée. Mais ce contentement suprême n’est lui-même qu’apparent ; le désir satisfait fait place aussitôt à un nouveau désir ; le premier est une déception reconnue, le second est une déception non encore reconnue. La satisfaction d’aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltérable. C’est comme l’aumône qu’on jette à un mendiant : elle lui sauve aujourd’hui la vie pour prolonger sa misère jusqu’à demain. – Tant que notre conscience est remplie par notre volonté, tant que nous sommes asservis à la pulsion du désir, aux espérances et aux craintes continuelles qu’il fait naître, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n’y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c’est en réalité tout un ; l’inquiétude d’une volonté toujours exigeante, sous quelque forme qu’elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience ; or sans repos le véritable bonheur est impossible. Ainsi le sujet du vouloir ressemble à Ixion attaché sur une roue qui ne cesse de tourner, aux Danaïdes qui puisent toujours pour emplir leur tonneau, à Tantale éternellement altéré. »

Schopenhauer, 1818, Le monde comme volonté et comme représentation, traduction Burdeau

 

Les textes stoïciens regorgent de passages faisant l’apologie d’une maîtrise des désirs qui nous semble assez inhumaine, surtout lorsqu’elle concerne nos proches. Voici quelques extraits glanés chez Epictète. La première phrase peut sembler très « inspirante », mais les autres déclinent les conséquences de ce principe qui le sont nettement moins…

« Ne demande pas que ce qui arrive arrive comme tu désires ; mais désire que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux. (…)

Ne dis jamais de quoi que ce soit : « Je l’ai perdu, » mais : « Je l’ai rendu. » Ton enfant est mort : il est rendu. Ta femme est morte : elle est rendue, « On m’a enlevé mon bien. » — Eh bien ! il est rendu aussi. — « Mais c’est un scélérat que celui qui me l’a enlevé. » — Eh ! que t’importe par qui celui qui te la donné l’a réclamé ? Tant qu’il te le laisse, occupe-t’en comme de quelque chose qui est à autrui, ainsi que les passants usent d’une hôtellerie. (…)

Si tu veux que tes enfants, ta femme, tes amis vivent toujours, tu es un imbécile ; tu veux que ce qui ne dépend pas de toi, dépende de toi ; tu veux que ce qui est à autrui soit à toi. (…)

Quand tu vois quelqu’un qui pleure, soit parce qu’il est en deuil, soit parce que son fils est au loin, soit parce qu’il a perdu ce qu’il possédait, prends garde de te laisser emporter par l’idée que les accidents du dehors qui lui arrivent sont des maux. Rappelle-toi sur-le-champ que ce qui l’afflige ce n’est pas l’accident, qui n’en afflige pas d’autre que lui, mais le jugement qu’il porte sur cet accident. Cependant n’hésite pas à lui témoigner, au moins des lèvres, ta sympathie, et même, s’il le faut, à gémir avec lui ; mais prends garde de gémir du fond de l’âme. » (Manuel, VIII-XV)

« — Crois-tu pouvoir être toujours attaché à tout ce qui te plaît, lieux, hommes, manières de vivre ? Et maintenant te voilà assis à pleurer parce que tu ne vois pas les mêmes gens et que tu ne vis pas dans les mêmes lieux. Tu mérites d’être plus malheureux que les corbeaux et les corneilles qui peuvent voler où ils veulent, changer leurs nids de place et traverser la mer sans gémir ni regretter le passé.

— Sans doute ; mais ils sentent ainsi parce que ce sont des êtres sans raison.

— La raison nous a donc été donnée par les dieux pour notre malheur, pour que nous fussions toujours dans le chagrin et les regrets ? » (Entretiens, III, XVI, 5-8)

 

Voilà !

FAQ de la mort

Aujourd’hui, je reprends quelques points de ma vidéo sur la mort et l’arrêt du vieillissement et je réponds à quelques objections, et ça va me prendre un peu de temps… Pour vous y retrouver, voici un petit sommaire :

1:50 – Pourquoi beaucoup d’objections à la lutte contre la sénescence ont pour conséquence de délégitimer la recherche médicale en général

3:50 – Pourquoi, si l’on admet la légitimité de la recherche médicale en général, il semble qu’il faille légitimer aussi la lutte contre la sénescence

4:59 – Quelques expériences de pensée supplémentaires

7:23 – Faut-il parler d’immortalité ? Non.

9:26 – L’incertitude radicale quant à ce que sera le monde dans 300 ans

11:47 – Toutes choses égales par ailleurs, la sénescence n’est pas souhaitable… mais toutes choses sont-elles égales par ailleurs ?

13:39 : SURPOPULATION (début)

15:02 : La fécondité est le facteur important, pas l’espérance de vie

16:46 : Quel serait l’impact effectif sur la croissance de la population de la disparition totale et immédiate de la vieillesse ?

20:33 – Conclusion sur la surpopulation

21:13 – Argument « adaptationniste » biologique

22:43 – Argument du risque de « surplace intellectuel »

23:41 – Argument des inégalités

27:02 – Comment répondre à beaucoup d’objection : peser les bénéfices et les risques

28:15 – Pourquoi entreprendre de lutter contre la sénescence pourrait augmenter la rationalité de nos prises de décision vis-à-vis de l’avenir

30:03 – Outro

 

Quelques liens :

Replay audio de la conférence du 30 juin sur la chaîne Axiome.

Deux courtes et très claires vidéos d’Alexandre Technoprog sur la surpopulation : IMMORTALITÉ = SURPOPULATION… OU PAS ? et IMMORTALITÉ & SURPOPULATION 2 : Continuer à avoir des enfants… ?

Vidéo de Kurzgesagt sur la surpopulation.

Voilà !