La meilleure raison de manger vos cerveaux

Amis humains et humaines, bonjour.

À vos yeux, je suis un « extraterrestre », et plus spécifiquement un de ceux que vous avez baptisés Overlords depuis que notre espèce s’est installée sur votre charmante petite planète. Je pourrais vous donner mon véritable nom mais vous seriez incapable de l’entendre et encore moins de le prononcer, donc, je vous en prie, appelez-moi juste Overlord, en toute simplicité. 

La plupart de mes congénères s’adonnent à des travaux intellectuels incomparablement supérieurs à tout ce que vous pouvez concevoir et, par conséquent, ne prêtent aucun intérêt à des formes de vie aussi prosaïques que les vôtres. Mais je suis un excentrique sur ce point : je tire un certain agrément de l’étude de curiosités biologiques telles que l’organisation sociale des termites ou le comportement verbal des humains. À chacun ses petits plaisirs coupables. Et c’est ainsi que j’en suis venu à apprendre les rudiments de vos « langages ». (En vérité, je devrais plutôt dire « proto-langages » tant ces gargouillis conceptuels sont grossiers et limités en comparaison d’une véritable langue comme celles que nous parlons, nous Overlords. Mais peu importe.) 

En examinant de plus près les communications humaines, j’ai découvert que vous êtes nombreux à nourrir d’étranges incompréhensions concernant les relations que notre espèce entretient avec la vôtre depuis maintenant quelques dizaines de révolutions solaires, et je songeais qu’il pourrait être amusant de m’adresser directement à vous pour tenter d’éclaircir tout cela. Bien sûr, je ne pourrai exprimer qu’une part infime de mes pensées (et la moins intéressante, celle qui vous est intelligible), néanmoins je m’attacherai à être aussi clair et rigoureux que possible dans la mesure de vos humbles capacités.

Un peu d’histoire, tout d’abord. Lorsque les Overlords sont entrés dans votre système solaire, la petite planète rocheuse que vous appelez « Terre » était encore déserte. Vous étiez là, certes (c’était au début du 21e siècle pour vous), mais j’emploie le mot « désert » ici exactement au même sens où vous l’employez quand, par exemple, vous posez le pied sur une île « déserte », seulement peuplée de colonies d’oiseaux, de rongeurs et de diverses autres espèces animales et végétales. De notre point de vue, les êtres humains ou les insectes sociaux sont des formes de vie assez similaires. Nous avons bien remarqué que les humains sont un peu mieux dotés cognitivement sous certains aspects, leur langage est un peu plus développé, leur impact sur la biosphère locale plus important aussi (quoique largement désordonné et autodestructeur) ; par contre, en ce qui concerne la maîtrise de leur système solaire (ce qui, selon des critères galactiquement reconnus, est le strict minimum pour compter comme une civilisation notable, ou même seulement comme une espèce intelligente digne de ce nom), de ce point de vue, donc, les animaux terrestres sont, à peu de choses près, tous logés à la même enseigne dans leur insignifiance. (Et ce ne sont pas trois bouts de métal laborieusement expédiés sur des planètes adjacentes qui font une grande différence. Ne plaisantons pas.) 

Cela peut être difficile à entendre pour vous qui aviez pris l’habitude de vous considérer comme une sorte d’exception ultime, le barreau le plus élevé de l’échelle du vivant, mais je vous le dis en toute franchise et en toute humilité : nous, Overlords, sommes immensément supérieurs à vous sur tous les plans. Non seulement nous vous surpassons dans les quelques fonctions cognitives auxquelles vos cerveaux de primates malingres vous donnent accès, mais surtout nous disposons encore de bien d’autres capacités si extraordinaires au regard des vôtres que vous ne pouvez pas même les concevoir (pas plus qu’une souris ne peut concevoir le travail intellectuel d’un de vos mathématiciens, par exemple). L’infinie richesse de notre cognition nous permet, à nous les Overlords, de mener des existences incomparablement plus complexes, plus profondes et plus épanouissantes que toutes les vôtres. Nous vivons, nous existons, au sens plein du terme, quand vous ne faites, vous, que survivre passivement.

S’il va sans dire que notre expérience du monde est plus spirituelle et plus intellectuelle que la vôtre, nous ne sommes pas pour autant de purs esprits. Nous n’avons pas renié nos origines biologiques, nous restons des êtres de chair. Et en particulier, nous sommes de fins gourmets. Car oui, le plaisir lié à l’alimentation est une capacité que nous partageons avec les animaux inférieurs tels que vous, même si les jouissances que nous tirons de nos arts gastronomiques et de nos traditions culinaires sont incomparablement plus riches, subtiles et raffinées que les vôtres. Donner de la confiture aux humains nous semble tout aussi vain qu’en donner aux cochons, pour citer une de vos expressions pittoresques.

Or, en arrivant sur votre planète, nous avons découvert que les animaux terrestres sont tout à fait succulents. Tout particulièrement vos cerveaux humains, ronds et charnus. La matière grise dont vos boîtes crâniennes regorgent, consommée crue ou délicatement rôtie, stimule nos papilles gustatives d’une façon singulièrement plaisante. C’est un délice sans pareil ! 

Dès lors, comme vous le savez, nous avons fait de votre Terre une planète-ferme.

Rapidement, des millions d’élevages à humains ont été installés. Quelques uns laissent les humains s’ébattre dans une relative liberté en petit villages artificiels, mais pour des raisons d’efficacité l’écrasante majorité des humains sont élevés en batteries dans des fermes industrielles. En optimisant la production et en important une partie des ressources nécessaires, la population humaine domestique s’élève désormais à plus de mille milliards, et chaque année ce sont environ cent milliards d’êtres humains qui sont abattus (vers l’âge de 10 ans environ pour la plupart, car à partir de cet âge le cerveau humain a déjà pris une belle taille et a acquis son inimitable saveur).

Il reste bien sûr de larges populations humaines sauvages en dehors de nos fermes. Nos industries ont peut-être causé quelques bouleversements écologiques ici ou là, mais nous avons fait l’effort de préserver votre habitat naturel dans la mesure du possible. Vos principales mégalopoles sont des réserves naturelles protégées et vous n’avez pas même connu de chute démographique notable depuis notre arrivée. Selon nos dernières estimations, il reste sept à huit milliards d’humains sauvages répartis dans diverses aires géographiques, et nous nous contentons de surveiller et contrôler l’évolution de ces populations comme nous le faisons pour toute espèce invasive. 

Or, de temps en temps, nous avons remarqué que des groupes humains, armés d’outils primitifs, comme des bâtons ou des bombes au plutonium, tentent d’attaquer nos fermes. C’est plutôt amusant et (faut-il le préciser ?) parfaitement inoffensif. La plupart de mes confrères éleveurs n’y prêtent aucune attention, mais en tant qu’éthologue amateur c’est un comportement qui m’a toujours intrigué et j’ai souhaité en savoir davantage. C’est alors que je me suis aperçu que la plupart d’entre vous, humains, êtes bizarrement mais fermement convaincus que nos fermes vous causent des torts extraordinaires. Un humain sauvage avec qui j’ai pu communiquer me disait des choses telles que : « Vous ne devriez pas infliger des souffrances horribles à des centaines de milliards d’êtres humains dans le seul but de consommer leur cerveau ! » 

Je lui répondis alors (dans les limites de ce que permet le rudimentaire canal d’expression qui vous tient lieu de langage) : « Mais les conditions de vie dans nos fermes industrielles ne sont pas aussi mauvaises que vous semblez vouloir le croire. Vous avez peut-être vu ces longues rangées d’enfants humains dans des cages individuelles qui leur permettent à peine de tenir debout, et je ne nie pas que cela existe, mais il faut tenir compte du contexte. Songez bien que ces jeunes animaux n’ont ni tristesse ni regret puisqu’ils n’ont jamais rien connu d’autre. Peut-on priver de liberté un être qui ne sait pas ce qu’est la liberté, qui n’a pas même de mot pour cela ? Cela n’a pas de sens ! Et j’insiste : nous ne torturons pas ces enfants, voyons ! Ce serait contre-productif puisque cela ferait des cerveaux atrophiés et donc impropres à la consommation. Nous souhaitons le meilleur pour nos humains. S’il y a quelques formes de privation, de stress, d’inconfort inévitablement causés par les conditions d’élevage et d’abattage, nous cherchons en tout cas sincèrement à les minimiser. Et quand bien même, ces conditions seraient « horribles » comme vous le dites, il n’en reste pas moins que ces enfants sont nés grâce à nous pour la consommation de leur cerveau. C’est pour cette raison précisément que nous vous élevons en si grand nombre. Songez que si nous cessions notre activité et libérions purement et simplement tous nos humains d’élevage du jour au lendemain, des centaines de milliards d’entre vous disparaîtraient en quelques années de famines effroyables, car il va de soi que vous seriez bien incapables de soutenir la production des ressources nécessaires au maintien de cette population gigantesque. Je vous rappelle que nous parlons de plus de mille milliards d’humains d’élevage, et autant de bouches à nourrir. Nous n’y parvenons nous-mêmes qu’en important des ressources extraplanétaires. Que feriez-vous si nous n’étions pas là ? Pour le dire franchement : nous sommes les meilleurs amis des humains, et les humanistes sont les vrais anti-humanistes, puisque cesser l’exploitation humaine signifierait la disparition de 99% des êtres humains. Est-ce un tel génocide que vous souhaitez ? »

L’être humain objecta : « Mais on se fiche qu’il y ait des milliers de milliards d’être humains sur Terre s’ils ne naissent que pour souffrir dans ces conditions infernales et mourir prématurément. Nous préférons vivre moins nombreux mais dignement. » 

La dignité humaine, quelle drôle d’idée ! Je ne relevai pas l’absurdité de ces propos et poursuivis : « Au-delà de ces considérations qui touchent seulement à vos intérêts (que vous semblez assez mal comprendre de toute façon), je vous demanderai surtout de tenir compte du fait qu’arrêter la production d’êtres humains serait contraire à nos intérêts, puisque nous serions par là privés de la consommation de vos cerveaux que nous aimons tant. Avez-vous seulement songé au tort que cela nous ferait ? »

L’être humain prit alors un air indigné qui me semblait quelque peu forcé et cocasse : « Mais enfin ! » disait-il, « vous ne pouvez pas sérieusement mettre en balance vos torts et les nôtres dans cette histoire, et considérer les vôtres comme plus importants ! Vous, Overlords, vous n’avez pas besoin de consommer nos cerveaux pour vivre, vous pouvez renoncer à ce plaisir, ou lui trouver un substitut, sans que cela vous cause le moindre tort comparable à ceux que vous faites subir à notre espèce dans vos élevages ! »

Il était correct sur un point : nous pouvons nous passer de la consommation d’être humain. Ce n’est qu’un plaisir gastronomique, certes intense et raffiné, mais tout à fait dispensable. Et d’ailleurs, quand bien même ce plaisir nous serait devenu une nécessité, nous sommes suffisamment avancés technologiquement pour avoir mis au point des substituts de synthèse de qualité à peu près équivalente, et ces substituts pourraient encore être largement améliorés si nous nous en donnions la peine. Mais pourquoi se donner cette peine quand on peut aussi bien récolter des cerveaux humains déjà parfaitement délicieux ? « En outre », précisai-je, « je vous garantis que nos fermes à humains sont éco-responsables et contribuent à entretenir l’écosystème Terre. Enfin et surtout, nous sommes profondément attachés à nos traditions culinaires ; nos produits locaux, les cerveaux labellisés d’origine Terre sont devenus un gage de qualité, d’authenticité, de terroir, et nous ne serions pas prêt à changer nos habitudes gastronomiques pour de la vulgaire matière grise de synthèse. » 

Tous ces arguments, me semble-t-il, auraient dû convaincre mon interlocuteur s’il avait eu un tant soit peu de goût et d’intelligence, mais celui-ci, têtu comme un humain, n’en démordait pas. Il tenta une autre approche : « Ô puissants Overlords », me loua-t-il, « nous savons que vous nous êtes incomparablement supérieurs, mais n’êtes-vous pas sensibles à la douleur tout comme nous le sommes ? Une expérience de douleur infligée à un humain est-elle incomparable à une expérience de douleur qui vous est infligée ? »

Je reconnaissais volontiers que non, pas fondamentalement : « Comme je l’ai déjà dit, nous restons des êtres de chair, ancrés dans la matière, et les systèmes neuronaux associés à la douleur sont assez similaires chez nous et chez les animaux terrestres tels que les humains. Une douleur est une douleur, peu importe qui l’éprouve de vous ou de nous”.

L’être humain poursuivit : « Si c’était vos congénères Overlords que vous deviez traiter comme vous nous traitez dans vos élevages industriels, tout cela pour le seul plaisir gastronomique que vous en tirez (et alors que vous pourriez vous passer de ce plaisir ou l’obtenir autrement), vous vous révolteriez contre le mal qu’on vous ferait ainsi subir, n’est-ce pas ? Vous n’accepteriez pas qu’on vous inflige un tel traitement à une telle échelle pour une raison si dérisoire ! »

Je ne niais pas ce point non plus : il ne viendrait à l’idée d’aucun Overlord sain d’esprit de construire des fermes à Overlords. L’idée même en est répugnante, et plus encore si le seul but de ces fermes devait être de permettre la consommation de notre chair à des fins gastronomiques ! Soyons sérieux.

Et l’être humain conclut triomphalement : « Eh bien donc, vous ne devriez pas nous infliger le même traitement pour la même raison ! C’est injuste ! »

L’erreur humaine résidait, évidemment, dans cette transposition grossière. J’objectai, à juste titre : « Cela n’a rien à voir. Et la raison pour laquelle cela n’a rien à voir est très simple : vous êtes des animaux inférieurs, et donc vos intérêts sont fondamentalement moins importants que les nôtres même sur les points où ces intérêts sont similaires aux nôtres. Car en effet je ne nie pas qu’ils le soient en ce qui concerne la douleur : notre circuit nociceptif a clairement un équivalent dans vos organismes, et vos expériences de douleurs sont très probablement similaires aux nôtres. Mais nous sommes parfaitement légitimes à négliger les éventuelles expériences de douleurs que nous ne pouvons éviter de vous infliger dans le cadre de nos activités d’élevage et d’abattage (alors que nous nous refuserions évidemment à infliger le même traitement à nos congénères), ceci pour l’excellente et seule raison que vous n’êtes que des humains, de simples animaux, primitifs, pauvres en intelligence et en expérience, incomparables à ce que nous sommes, nous Overlords. Peu importe que vos intérêts soient similaires aux nôtres sur quelques points, ils resteront toujours fondamentalement moins importants que les nôtres. Voilà tout. »

L’être humain s’offusqua : « Mais c’est clairement injuste ! Vous admettez que nos intérêts sont similaires sur le point de la douleur, et la seule raison pour laquelle vous négligez les nôtres, c’est parce que nous sommes humains et que vous êtes Overlords ! Est-ce un crime d’être humain ou un passe-droit d’être Overlord ? Je ne comprends pas ! »

Évidemment qu’il ne comprenait pas : ce n’était qu’un humain. J’essayais tout de même de lui expliquer que son concept de ce qui est « juste » ou « injuste » est extrêmement limité et rudimentaire : « Dois-je vous rappeler que vous ne possédez pas le millionième de nos capacités cognitives ; or, notre sens de la justice, la véritable justice, exige la participation à notre société d’Overlords comme système équitable de coopération, système auquel, en tant qu’humain, vous ne pouvez strictement rien comprendre, pas plus qu’une fourmi ne peut comprendre ce qu’exige la coopération humaine. En somme, nous vous sommes tellement moralement supérieurs que nous n’avons aucune obligation morale envers vous. C’est tout à fait logique. »

Mais l’être humain refusait l’évidence. Il répétait : « En quoi le seul fait d’appartenir à une autre espèce que la vôtre, justifierait de traiter d’une façon à ce point différente des intérêts que vous reconnaissez similaires ? Admettez-le : c’est une monumentale injustice ! L’espèce ne devrait pas être un critère pertinent pour la considération morale d’un même intérêt à ne pas souffrir ! »

Je commençai à me lasser de cet humain qui ne faisait que répéter la même absurdité antispéciste. Pour ne pas le laisser sans réponse toutefois, et pour user d’une comparaison que même son faible (quoique savoureux) cerveau pouvait être en mesure de saisir, je lui répondis finalement : « N’est-ce pas exactement ce que, encore à l’heure actuelle, vous faites subir aux poules, vaches, cochons et autres animaux que vous autres humains élevez pour la consommation de leur chair ? Ne continuez-vous pas d’abattre 50 à 100 milliards de ces animaux terrestres par an, tout cela pour un plaisir gastronomique dispensable, qui n’a rien de nécessaire pour votre santé, qui alourdit l’impact environnemental de vos sociétés, et pour lesquels des produits de substitution existent déjà et peuvent encore être largement améliorés pourvu que vous vous en donniez la peine ? L’écrasante majorité de vos animaux domestiques sont élevés dans des fermes industrielles qui n’ont rien à envier aux nôtres, tout au contraire. Or, ces animaux sont sensibles à la douleur, tout comme vous ; et leur intérêt à ne pas souffrir est similaire à votre intérêt à ne pas souffrir. N’étiez-vous pas d’accord lorsque je disais : « une douleur est une douleur, peu importe qui l’éprouve de vous ou de nous » ? Vous ne pouvez pas refuser d’ajouter : « ou de vos animaux d’élevage ». Ainsi acceptez-vous de faire souffrir ces animaux en masse, abattus par dizaines de milliards par an, à seule fin d’en tirer des plaisirs gastronomiques dispensables et remplaçables, tandis que vous n’accepteriez jamais que la même somme de douleurs soit infligée à vos congénères humains pour une raison aussi superficielle. Par conséquent, si vous alliez jusqu’au bout de votre « raisonnement », vous devriez conclure que vos animaux d’élevage sont, tout autant que vous, victimes d’une « monumentale injustice ». Or, rien n’indique que vous vous en souciez. Il y a bien chez vous quelques illuminés qui s’indignent d’une telle soi-disante injustice et demandent la fin de l’exploitation animale, mais vous leur répondez, à juste titre, à peu près comme je vous ai répondu : en leur disant qu’il est simplement légitime d’accorder plus d’importance aux intérêts humains qu’aux intérêts des animaux d’élevage, même sur les points où ces intérêts sont similaires (comme celui de ne pas souffrir). Autrement dit, vous êtes aussi spécistes que nous. Conclusion : laissez-nous manger vos cerveaux en paix. »

C’est alors que, joignant le geste à la parole, je saisis mon interlocuteur humain, tout frétillant et gesticulant, et croquai délicatement sa tête. Ô délice ! La boîte crânienne, tendre et croustillante à souhait, libéra sur mes papilles une merveilleuse explosion de saveurs… J’aurais peut-être dû commencer par là. N’est-ce pas la meilleure justification du traitement que nous vous infligeons, amis humains et humaines ? Vos cerveaux sont juste… bien trop délicieux.

2 réflexions au sujet de « La meilleure raison de manger vos cerveaux »

  1. Belle histoire ! Elle serait sympa transformée en petite BD !

    Pour ce qui est du contenu, cela me fait beaucoup penser au manga The Promised Neverland que je conseilles vivement ! Les démons ont fait des fermes d’humains pour se nourrir suite à un pacte de non-agression avec le reste des humains. Bien évidemment la vie du bétail est courte, et la fin souffrance et angoisse.

    Sur ce sujet j’aimerai répondre que je préfère voir le vivant de manière non-hiérarchique, tout être même celui considéré comme non-vivant, est un être sensible. Or vivre c’est prendre place dans le monde, de ce fait, prendre une place, c’est toujours prendre la place de quelqu’un d’autre. Nous sommes obligés de nous nourrir, que ce soit des plantes ou des animaux. Il en va de même pour l’extra-terrestre (Overlord), il se nourrit, que ce soit une plante, une vache, un être humain, c’est la même chose. Alors l’Overlord est-il cruel ou est-il un simple être parmi d’autre qui prend sa place selon la volonté de puissance ?

    Encore bravo pour ce contenu Monsieur Phi ! 🙂

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  2. Belle histoire ! Elle serait sympa transformée en petite BD !

    Pour ce qui est du contenu, cela me fait beaucoup penser au manga The Promised Neverland que je conseilles vivement ! Les démons ont fait des fermes d’humains pour se nourrir suite à un pacte de non-agression avec le reste des humains. Bien évidemment la vie du bétail est courte, et la fin souffrance et angoisse.

    Sur ce sujet j’aimerai répondre que je préfère voir le vivant de manière non-hiérarchique, tout être même celui considéré comme non-vivant, est un être sensible. Or vivre c’est prendre place dans le monde, de ce fait, prendre une place, c’est toujours prendre la place de quelqu’un d’autre. Nous sommes obligés de nous nourrir, que ce soit des plantes ou des animaux. Il en va de même pour l’extra-terrestre (Overlord), il se nourrit, que ce soit une plante, une vache, un être humain, c’est la même chose. Alors l’Overlord est-il cruel ou est-il un simple être parmi d’autre qui prend sa place selon la volonté de puissance ?

    Encore bravo pour ce contenu Monsieur Phi ! 🙂

    Signé Lechalonphilo

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