Les essais cliniques sont-ils immoraux ?

L’article de Juliette Ferry-Danini « Petite introduction à l’éthique des essais cliniques ».

L’article de Cédric Paternotte sur l’épistémologie des essais cliniques « Contre la méthode ? »

L’excellente vidéo de Risque Alpha citée à la fin de la vidéo.

Une autre excellente vidéo de Risque Alpha « Quand corrélation → causalité ».

Vidéo de Lê sur les essais cliniques randomisés adaptatifs : « Faut-il précipiter les tests des traitements contre le COVID-19 ? ».

3 réflexions au sujet de « Les essais cliniques sont-ils immoraux ? »

  1. Bonsoir,
    Bien en dehors de la situation actuelle, les essais « clinique » assez courant sont les « études » sur les molécules « dopantes »…
    Là on n’a pas à soigner mais à optimiser.
    L’objectif est le gain immédiat. Qu’il soit financier ou simplement honorifique.
    Se souvenir de Ben Johnson.

    Le drame est qu’on ne reconnaisse ni ces « cobayes » volontaires ni ces « médecins » de l’ombre.
    Or l’expérience acquise est simplement perdue.
    La traçabilité dans le temps, un phantasme.

    Est-ce que l’enjeu du moment ait pu orienter votre discours.
    Il est vrai qu’un décès pendant une course est bien moins anxiogène que de faire face à une pandémie.
    Mais est-ce que vous avez pondéré en fonction de la « moralité » ou son enjeux ?

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  2. Bonjour Monsieur Phi,

    Merci pour cet exposé simple et éclairé en ces périodes troubles.
    Je m’attendais à ce que vous dégainiez l’utilitarisme et le conséquentialisme: Pour un médecin persuadé que le traitement A est meilleur et que le reste du monde a des méthodes innapropriées, le meilleur choix (conséquentialiste) consiste à appliquer ce que le reste du monde lui impose pour les convaincre du bénéfice de A et sauver un maximum de personnes.

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  3. Le savoir à tout prix : connaître ou tuer, il faut choisir ? Comme de juste, la part d’ombre de votre discours omet un problème clinique épistémique de taille : le choix du traitement, de la personne du médecin jusqu’aux méthodes utilisées, la participation ou non à un protocole de recherche (pervers) dépend du consentement des malades à devenir patients. Il en ressort une ineffectivité clinique de votre équipoise et de la position même d’expertise dans le soin. Faute d’accompagnement psychologique, les traitements ne seront pas pris, ni les vaccins, et l’autorité médicale se voit réduite à l’adhésion, à la croyance en un meilleur savoir, y compris au prix de la vie.

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