« Un peuple qui sacrifie un peu de liberté pour un peu de sécurité… »

… Vous connaissez la suite ? Eh bah aujourd’hui on va voir pourquoi cette citation est aussi belle que stupide (et aussi pourquoi son auteur ne voulait pas dire ce que vous pensiez qu’il voulait dire).

2 réflexions au sujet de « « Un peuple qui sacrifie un peu de liberté pour un peu de sécurité… » »

  1. Merci pour cette nouvelle vidéo, intéressante et très bien faite, comme (presque) toujours.

    Vous soulignez très justement que le mot liberté prend des sens divers relativement à différentes règles. Pourquoi pas aussi, plus généralement, vis-à-vis d’une limite ou d’une contrainte ? Si je vous suis bien :

    Liberté 0 = liberté vis-à-vis des lois de l’univers -> on oublie cette fois-ci.
    Liberté 1 = liberté vis-à-vis des lois des hommes
    Liberté 2 = liberté 1 + liberté vis-à-vis des actions des autres hommes

    J’aurais plutôt séparé cette dernière :

    Liberté 3 = liberté vis-à-vis des actions des autres hommes

    En ce sens, on ne peut vraiment être libre que quand on est seul. Au risque de se trouver démuni, certes. Mais c’est aussi cette liberté-là que recherchent les ermites. Voir aussi le film « Into the wild » : le héros meurt stupidement, certes, mais sa démarche n’était pas stupide pour autant. Elle touche à quelque chose d’essentiel dans l’humain, que je serais bien en peine de nommer.

    En tout cas, pourquoi définir dans votre vidéo la liberté 2 comme somme de 1 et 3 ? Il me semble que 1 et 3 sont deux « libertés » différentes, qui ne s’ajoutent pas.

    Je trouve surtout que la tension entre collectif et individuel est sous-jacente à votre propos, mais reste trop implicite. Par exemple : la sécurité individuelle n’est-elle pas avant tout une affaire individuelle ? Elle est donc parfaitement compatible avec la liberté de chacun (je fais ce que je veux tant que ça n’impacte que moi). Alors que le souci de la sécurité collective, lui, s’oppose à la liberté de chacun (on force les gens à se protéger même contre leur gré, par exemple avec une ceinture de sécurité… ça nous change des exemples Covid).

    Et à part ça, en réponse à votre « outro » comme vous dites, voici une petite anecdote :

    Une amie qui vit en France mais a grandi sous une dictature communiste, a eu la Covid-19, et m’a dit qu’elle ressentait la même oppression ici et aujourd’hui, que là-bas à l’époque. La maladie n’a duré que quelques jours et elle n’a contaminé aucune des 4 autres personnes qui vivent sous son toit. Rien de grave, vraiment. Mais son malaise, puis sa dépression, causés par toutes ces mesures sécuritaires, durent depuis plusieurs mois.

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